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Dématique Mars 2012 - Actualités
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Edition de logiciels : Les collectivités confortées dans leur utilisation de l'open source

Une jurisprudence d'importance a été rendue par le Conseil d'Etat, dans le cadre d'une controverse qui opposait deux éditeurs à la région Picardie. Rappel des faits : Cette collectivité a commencé à utiliser en 2010 un logiciel libre pour gérer les espaces numériques de travail de ses lycées (ENT). Elle a ensuite lancé un appel d’offres pour réaliser l’intégration du logiciel et assurer l’hébergement de ces ENT. Appel d'offres attaqué par deux éditeurs d'ENT appuyés sur des logiciels propriétaires, qui estimaient que le choix initial de l'open source faussait la concurrence.

Après un premier jugement défavorable à la Région Picardie, le Conseil d’Etat vient finalement de lui donner raison en expliquant que « le marché litigieux ne consistait pas en la fourniture d’un logiciel mais en des prestations d’adaptation, d’installation et de maintenance du logiciel (…). Ce logiciel était librement et gratuitement accessible et modifiable par l’ensemble des entreprises spécialisées (...) ». Une victoire incontestable pour les partisans de l'open source et certainement une grande source de méditation pour tous les éditeurs/intégrateurs.


Le mobile comme clé de voiture

Et maintenant, la dématérialisation des clés de voiture ! L'application autopartage@toulouse permet aux agents de l'agglomération de se servir de leur téléphone mobile pour à la fois réserver, ouvrir et démarrer leur véhicule de service. Ce projet innovant, à base de technologie NFC (puce sans contact sur les téléphones et dans les véhicules), a été sélectionné par le ministère de l’Industrie dans le cadre de l’appel à projets « Objets communicants et sans contact ».


Dématérialisation : toujours pas le grand amour du côté des administrés

Les français continuent de se méfier de l’e-administration et de sa concrétisation dans la dématérialisation de certaines procédures ou documents. Et il y a une véritable fracture dans la population. Une étude par Harris interactive pour Berger-Levrault (et citée par le Blog TIC des Grandes Villes) démontre ainsi que les jeunes, les urbains aisés et diplômés attendent plus de l’e-administration – 22% à penser qu’elle n’est pas assez développée – tandis que les 22% à penser qu’elle est « trop développée » sont constitués majoritairement de personnes âgées, vivant à la campagne ou sans diplômes.

Mais la très grand majorité (83% !) estime que l’e-administration « entraîne une perte de contact avec les agents des administrations publiques et un risque de ne plus pouvoir parler à quelqu’un directement si l’on en a besoin » tandis que 79% estiment que « la sécurité n’est pas garantie et qu’il n’est pas impossible qu’un jour leurs données soient rendues publiques ».
En particulier, le dossier médical, les revenus et les données bancaires font partie des informations personnelles que les Français sont hostiles à renseigner en ligne. Le casier judicaire, les prestations sociales dont ils bénéficient et l’état civil posent en revanche moins de problèmes.


DOC & Finances 2012 : bon cru ou pas ?

Le nouveau rassemblement « incontournable » (dixit les organisateurs dans leur communiqué de presse), dédié au monde de la dématérialisation, de la finance et du cloud computing s‘est tenu les 24 et 25 janvier dernier au CNIT Paris La Défense. Il aurait accueilli plus de 2500 visiteurs dont 750 PDG. L’évènement a également rassemblé « les meilleurs experts et leaders sur leur marché ». Et là, force est de les croire, car FEDISA était présente.... La plénière, tous les exposants, tous les partenaires et tous les orateurs sont visibles à cette adresse http://docetfinances.fr/2012/ . Et rendez-vous en février prochain sur un espace doublé, à Paris.


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